Icesave devenue Iceslave pour les Islandais

LA LACHETE EN FRANCE (jusqu’au bout dit-il…):

Lundi 13 octobre, à l’issue d’un Conseil des ministres extraordinaire, le président de la République a présenté d’un plan destiné à enrayer la crise financière qui frappe actuellement l’ensemble des économies mondiales.
Nicolas Sarkozy a annoncé un grand plan engageant 360 milliards d’euros pour remédier aux difficultés que pourraient rencontrer les banques françaises.

http://www.dailymotion.com/video/x72isv

 

LES COURAGEUX SONT EN ISLANDE!!
Un référendum sur la dette vidé de sens
La Première ministre islandaise Johanna Sigurdardottir lors d’une conférence de presse sur le référendum, à Reykjavik, le 5 mars 2010.
REUTERS/Bob Strong
Par Maya Szymanowska

Les Islandais sont appelés à se rendre aux urnes samedi 6 mars 2010 pour accepter ou refuser d’indemniser les victimes étrangères de la faillite de la banque Icesave : un référendum qui tourne au grotesque, « vidé de sens » même pour la Première ministre Johanna Sigurdardottir.

Pourquoi un tel imbroglio ? Les 225 000 Islandais sont priés de se prononcer sur un texte qui est d’ores et déjà caduc. La Première ministre appelle carrément à ne pas aller voter car à quelques heures du référendum, l’Islande est dans une situation ubuesque de s’être vu offrir par les Britanniques et les Néerlandais un accord plus favorable que celui soumis à la consultation populaire.

« Je pense que (le référendum) est sans signification et c’est très triste que le premier référendum national depuis la création de la république d’Islande porte sur une loi déjà dépassée », a dit Johanna Sigurdardottir au quotidien Frettabladid paru vendredi 5 mars 2010. « De ce point de vue, je ne vois aucun sens à participer à ce scrutin », a-t-elle ajouté.

La banque Icesave devenue Iceslave pour les Islandais

La cause de ce raffut : l’effondrement de trois principales banques islandaises qui n’ont pas résisté au krach financier qui a balayé la planète en octobre 2008. Le petit Etat a dû rapidement les renationaliser et faire appel au Fonds monétaire international pour rester à flot. Mais ce ne fut pas la fin des problèmes car en même temps 320 000 épargnants britanniques et hollandais ont vu partir leurs économies en fumée, économies placées sur les comptes de la banque islandaise en ligne Icesave.

Ces économies perdues se montent à 3,8 milliards d’euros, ce qui représente 40% du PIB islandais et 15 000 euros à rembourser par habitant. Cet argent fut avancé par le Royaume-Uni et les Pays-Bas et le référendum pose la question si oui ou non le gouvernement de Reykjavik doit rembourser cette dette. Les habitants de l’île de Glace appellent désormais Icesave – Iceslave : « L’esclave de glace ».

Le « oui » incohérent, le « non » dangereux

Le « oui » est jugé incohérent mais le « non » qui est parti pour l’emporter, pourrait retarder le versement de prêts restant du FMI et des pays nordiques, affaiblir le gouvernement déjà bien mal au point (même si le Premier ministre a annoncé qu’elle ne démissionnerait pas si le non l’emportait). Cela pourrait rendre plus difficile les efforts de l’Islande pour entrer dans l’Union européenne.

Négociations suspendues

Devant cette confusion, Londres et La Haye ont d’ores et déjà annoncé que les négociations au sujet de la dette seront suspendues. Un peu plus tôt, le ministre des Finances Steingrimur Sigfusson avait indiqué qu’il espérait leur reprise après le référendum mais n’a pas reçu d’assurance dans ce sens. Le ministre des Finances néerlandais Jan Kees de Jager a annoncé ce vendredi 5 mars que les négociations avec l’Islande se sont terminées sans aboutir à un accord.

Autre rebondissement : la publication de l’enquête spéciale, jusqu’ici repoussée, sur les responsabilités politiques dans l’effondrement de l’économie nationale est prévue pour le jeudi 11 mars. Les trois sages à la tête de cette commission ont déjà annoncé que cette publication serait fracassante et pour prévenir le choc ont demandé d’accorder trois jours de repos pour tous leurs compatriotes pour qu’ils puissent avoir le temps de lire le rapport et d’accuser le coup.

Chronologie de la crise

2008
Septembre/octobre 2008 : dans le sillage de la chute de la banque américiane Lehman Brothers, l’Islande nationalise ses trois principales banques privées au bord de la faillite. Les comptes des clients de la banque sur internet Icesave sont gelés.
9 octobre : le gouvernement néerlandais décide d’indemniser les 114 000 clients d’Icesave aux Pays-Bas. La bourse de Reykjavik baisse de 76%.

2009
6 juin : Reykjavik annonce les modalités d’un premier accord avec
Londres et la Haye sur Icesave
Juin : manifestation à Reykjavik contre l’accord
30-31 décembre : adoption au Parlement d’un nouvel accord sur Icesave

2010
janvier : pétition signée par 60 000 personnes (un tiers de la population) demandant au président islandais de ne pas promulguer le texte
6-5 janvier : le président cède, ne promulgue pas la loi et convoque un référendum. Londres et la Haye expriment « leur vive déception »
6 mars : le référendum est maintenu.

 

http://www.dailymotion.com/video/x3lkbs



1 commentaire

  1. DON QUICHOUTTE 23 septembre

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