Le Hamas décrète l’interdiction des coiffeurs

Territoires Palestiniens/Gaza -
Article publié le : vendredi 05 mars 2010 – Dernière modification le : vendredi 05 mars 2010

Le Hamas décrète l’interdiction des coiffeurs dans les salons pour dames
Nael al-Rais dans son salon de coiffure pour dames ce 5 mars 2010.
AFP/Mahmud Hams
Par RFI

Le gouvernement du Hamas à Gaza a décidé d’interdire aux coiffeurs homme de travailler dans les salons pour dames et ce, dit-il, pour éviter aux femmes de montrer leurs cheveux à un homme qui n’est pas de leur famille.Une mesure vers l’islamisation de plus en plus marquée du pouvoir à Gaza.

Avec notre correspondant à Ramallah, Karim Lebhour

L’interdiction des hommes dans les salons de beauté de Gaza est la dernière mesure prise dans la cadre de la « campagne de la vertu ». Seule, une poignée de coiffeurs hommes travaillaient encore dans des salons pour dames. Le Hamas a jugé que cela n’était pas conforme à l’interdit religieux fait aux femmes de montrer leurs cheveux. Déjà, les sous-vêtements féminins ont été bannis des vitrines des magasins. Les femmes se sont vues interdire de monter à l’arrière d’une moto. Et le Hamas a tenté d’imposer le port du voile dans les lycées et aux avocates dans les tribunaux, avant de reculer devant les contestations.

Avec cette campagne d’islamisation, le Hamas répond à la pression de plus en plus forte de groupes islamistes qui se réclament du salafisme et qui reprochent au Hamas d’être trop modéré. L’été dernier, le Hamas avait violemment réprimé le Jund Ansar Allah, pour avoir voulu déclarer un émirat islamique. Les militants ont été discrètement graciés et relâchés de prison tout récemment dans un souci d’apaisement.

Le Hamas craint la confrontation avec ses groupes radicaux. Au cours des derniers mois, des salons de coiffure et des cafés internet ont fait l’objet d’attentats à la bombe, jusqu’ici sans faire de victimes.

“DON QUICHOUTTE”
“Alain Badiou”
«Notre problème aujourd’hui n’est pas de nous crisper sur de prétendues « identités » qu’on tire de la tradition et qu’on croit devoir restaurer pour organiser une résistance fantomatique à la puissance gigantesque de la marchandisation universelle. Le problème c’est de trouver une voie qui ne soit ni la souveraineté du capital et de sa phraséologie «démocratique», ni la construction forcenée d’ennemis intérieurs supposés saper notre «identité». Et là, nous sommes adossés à la seule tradition qui se soit constituée ainsi, qui ait refusé de se laisser embrigader au XIXème siècle par le nationalisme pur et dur, à savoir la tradition internationaliste révolutionnaire. C’est la seule. C’est du reste pourquoi elle a constitué partout, et singulièrement en France, le noyau dur de la résistance au fascisme identitaire.»



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